« Quand on fait de l’identité un thème de réflexion, il faut être prudent. Ce que nous avons en vue, c’est davantage un sentiment d’appartenance (…). Il s’agit de quelque chose à construire. Ce n’est pas un fait à retrouver, mais un fait à bâtir ». A l’heure où, en France, le débat sur l’identité nationale suscite de fortes réticences, ces propos du philosophe tchèque Jan Sokol* sont d’une brûlante actualité pour notre action. Associations européennes travaillant au quotidien à rapprocher l’Europe des citoyens, nous mesurons combien la relance institutionnelle de l’UE ne saurait suffire à nourrir un sentiment d’appartenance à l’Union nécessaire à la construction d’une communauté politique.
On ne naît pas Européen, on le devient. Loin de circonscrire l’appartenance et de lui imposer des critères exclusifs et restrictifs, nous devons nous interroger sur ce fait à bâtir, l’identité européenne. A l’ère de la mondialisation, qu’est-ce qui nous unit en tant qu’Européens ? Comment les relations avec les autres continents nourrissent-elles notre identité propre ? De quelles valeurs avons-nous hérité et comment les continuer pour la génération future ? Quel peut être le rôle de l’éducation pour aider à forger ce sentiment d’appartenance commune ?
* Dans « Le Tour d’Europe – Dialogues et découvertes pour partager un destin », Confrontations Europe, Eds. Le Manuscrit, 2008.
Avec :
Fabien CHEVALIER, président de Sauvons l’Europe – Collectif Ile-de-France,
Marc CRÉPON, philosophe, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’Ecole normale supérieure,
Stephan GEIFES, coordinateur scientifique de l’Institut historique allemand,
Monica HEINTZ, maître de conférences à l’Université de Paris Ouest Nanterre et membre de l’Institut universitaire de France.
Débat animé par
Catherine LALUMIÈRE, présidente de la Maison de l’Europe de Paris
Entrée libre sur inscription :
c.veglio@paris-europe.eu
En partenariat avec SAUVONS l’EUROPE Collectif Ile-de-France