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8 mars, journée internationale des droits des femmes : quelles actions en Europe ?

La Maison de l'Europe | 8 mars, journée internationale des droits des femmes : quelles actions en Europe ?

            A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, la Commission a publié une déclaration commune exprimant l’envie d’une égalité entre les femmes et les hommes à tous les niveaux. Bien que l’Union européenne ait instauré plusieurs politiques afin de lutter contre les discriminations liées aux questions de genre, on reconnait qu’il reste encore du chemin à parcourir. Cette déclaration  se tourne particulièrement vers un accès égal au travail, aux postes de haut niveau, à l’éducation, à la protection contre les violences et à une rémunération égale pour un même poste. Ce qui, rappelons-le, n’est toujours pas acquis étant donné que les femmes en Europe subissent encore des violences, des abus ou des discriminations. En effet, des postes sont sans cesse créés dans le secteur des TIC, pourtant, seul 16% des postes sont occupés par des femmes. D’autre part, les femmes représentent 21% des titulaires d’un doctorat en informatique. A l’inverse les hommes sont 28% à détenir un doctorat dans les matières liées à l’enseignement au sein de l’Union européenne.

 

Afin de pallier ces inégalités, l’Union européenne a mis en place une législation permettant de concilier le travail et la vie familiale des parents et aidants. Cette initiative législative vise à mieux répartir les responsabilités familiales entre les femmes et les hommes mais aussi à rendre accessible l’entrée des femmes sur le marché du travail. Ce qui sera bénéfique tant pour les entreprises qui disposeront d’un panel de talent plus large, que pour les Etats membres, qui, de par l’employabilité des femmes pourront mieux répondre aux problèmes liés au vieillissement de la population mais aussi d’avoir une économie plus stable. Ainsi l’« Initiative visant à promouvoir l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée des parents et aidants qui travaillent » prévoit :

 

  • Un congé pour le second parent (ou père) d’au moins 10 jours et indemnisé.
  • Le congé parental est renforcé : il est remboursé à hauteur et peut être utilisé de manière plus flexible, on peut en disposer jusqu’aux 12 ans de l’enfant.
  • Les  personnes devant s’occuper de parents gravement malades ou dépendants auront la possibilité de prendre des congés indemnisés et des horaires de travail souples.

 

S’ajoute à cela des objectifs communs pour les Etats membres : la lutte contre les discriminations et les licenciements des parents, une utilisation plus paritaire des congés familiaux.

 

            A été également mis en place un plan d'action  qui a pour but d’éradiquer les inégalités de salaires et de travail. Ce plan d’action d’étend sur 8 points à réaliser sur la période 2017-2019 :

 

  1. La première application vise à améliorer l’égalité salariale, par la transparence des salaires, l’amélioration des sanctions et des indemnisations face aux discriminations.
  2. Lutter contre les stéréotypes visant à éliminer certains genres dans l’éducation ou la vie professionnelle.
  3. Briser le plafond de verre et améliorer l’égalité d’accès dans les postes à haut niveau.
  4. Promouvoir l’émancipation économique des femmes en éliminant la pénalisation des obligations familiales.
  5. Eliminer les stéréotypes concernant les compétences, les responsabilités ou encore les efforts des femmes qui entrainent une ségrégation.
  6. Plus de transparence qui  permettra de mieux rendre compte des inégalités entre les femmes et les hommes et de pouvoir, à terme, abolir ces discriminations.
  7. Attirer l’attention sur l’écart des salaires entre les femmes et les hommes afin de sensibiliser les populations à ces inégalités.
  8. Enfin, la commission entend renforcer les partenariats visant à recourir à une pratique non discriminatoire.

 

Ainsi, l’Union européenne souhaite commencer par montrer l’exemple et appliquer ces décisions sur elle-même. On constate qu’en février 2018, 36% des postes de direction au sein de la commission sont occupés par des femmes.

 

D'après la déclaration commune de la Commission européenne.

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