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La Commission prend le problème des « fake News » à bras le corps

La Maison de l'Europe | La Commission prend le problème des « fake News » à bras le corps

L’expansion des réseaux sociaux a révolutionné la manière de s’informer. Aujourd’hui, il est possible de suivre en direct l’évolution minute par minute d’un événement. Applications sur Smartphone, newsletters ou bien publications sur les réseaux sociaux : l’information est omniprésente dans notre quotidien et est relayée toujours plus rapidement et le plus souvent gratuitement.

 

 

Pour autant, cette accélération de la prise d’information a un double tranchant avec la diffusion de fake news (en français fausses informations ou faits erronés). La publication de ces fausses informations vise à tromper délibérément le lecteur. Parfois utilisés à des fins politiques, les fake News se sont beaucoup répandues lors des campagnes présidentielles afin de discréditer les adversaires politiques. L’Union européenne fait elle-même l’objet de nombreuses fausses accusations. La Commission européenne a donc décidé de faire campagne contre ces clichés et rumeurs avec « Les décodeurs de l’Europe ».

 

Les fake news constituent un danger pour la démocratie en déformant la perception de la réalité des citoyens. Une enquête Eurobaromètre du 17 novembre 2016 montrait que les citoyens européens étaient préoccupés par l’indépendance des médias, cette préoccupation allant jusqu’à une certaine méfiance. Alors que Facebook et Google essaient de lutter contre ce phénomène, la Commission européenne a elle aussi décidé de se mettre à l’ouvrage.

 

En juin 2017, le Parlement européen a demandé à la Commission d’effectuer une analyse approfondie sur la situation des fausses informations, notamment en ce qui concerne le cadre juridique actuel. Le Parlement voulait que la Commission vérifie les possibilités d’intervention législative afin de limiter la publication et la diffusion de fausses informations. En réponse à cette demande, la Commission a bien confirmé (dans son programme de travail 2018) que la lutte contre ces fausses informations était pour elle l’une de ses priorités.

 

 

Qu’en est-il aujourd’hui ? La Commission a lancé une consultation publique sur les fausses nouvelles et la désinformation en ligne et créé un groupe d'experts de haut niveau représentant les milieux universitaires, les plateformes en ligne, les médias d'information et les organisations de la société civile.

 

 

Le public pourra s'exprimer jusqu'au mois de février

 

Venez donner votre avis ! Les citoyens, les plateformes des médias sociaux, les organes de presse (organismes de diffusion, médias écrits, agences de presse, médias en ligne et vérificateurs de faits), les chercheurs et les autorités publiques sont tous invités à exprimer leur avis dans le cadre de la consultation publique jusqu'à la mi-février. Cette consultation recueillera les avis sur les mesures que l'Union pourrait adopter pour offrir aux citoyens des moyens efficaces de trouver des informations fiables et vérifiées et de s'adapter aux défis posés par l'ère numérique.

 

 

Les contributions sont demandées dans trois grands domaines :

 

* l'ampleur du problème, c'est-à-dire la manière dont les citoyens et les parties prenantes perçoivent les fausses nouvelles et à quel point ils sont conscients de la désinformation en ligne ou font confiance à différents médias;

 

* une appréciation des mesures déjà prises par les plateformes, les entreprises de médias d'information et les organisations de la société civile pour contrer la diffusion de fausses nouvelles en ligne, ainsi que des positions sur les rôles et responsabilités des acteurs concernés;

 

* les futures actions possibles pour que les citoyens aient plus facilement accès à des informations fiables et vérifiées et pour empêcher la propagation de la désinformation en ligne.

 

Cette consultation n'aborde que les fausses nouvelles et la désinformation en ligne lorsque leur contenu n'est, en soi, pas illégal et, dès lors, pas soumis aux mesures législatives et d'autorégulation européennes ou nationales existantes.

 

 

Ouverture de l'appel à candidatures pour le groupe d'experts de haut niveau

 

La Commission invite les experts à présenter leur candidature pour le groupe de haut niveau sur les fausses nouvelles, qui sera chargé de conseiller la Commission sur les aspects suivants: mesurer l'ampleur du phénomène, définir les rôles et responsabilités des acteurs concernés, appréhender la dimension internationale, faire un bilan des positions en jeu et formuler des recommandations. Pour autant que ce soit possible, le groupe devrait inclure plusieurs représentants de chaque domaine d'expertise, qu'il s'agisse du monde universitaire ou de la société civile. La Commission souhaite obtenir une sélection équilibrée d'experts.

 

L'appel à candidatures est ouvert jusqu'à la mi-décembre. Le groupe d'experts de haut niveau devrait démarrer ses activités en janvier 2018 et travailler pendant plusieurs mois.

 

 

Les travaux du groupe d'experts de haut niveau et les résultats de la consultation publique contribueront à l'élaboration d'une stratégie de l'UE destinée à lutter contre la diffusion de fausses nouvelles, qui sera présentée au printemps 2018.

 

Le premier vice-président de la Commission, M. Frans Timmermans, a déclaré à cette occasion: «La liberté de recevoir et de transmettre des informations ainsi que le pluralisme des médias sont consacrés dans la Charte des droits fondamentaux de l'UE. Or nous vivons à une époque où le flot d'informations et la désinformation nous submergent presque. C'est pourquoi nous devons donner à nos concitoyens les moyens d'identifier les fausses nouvelles, de pouvoir croire ce qu'ils lisent en ligne et de gérer les informations qu'ils reçoivent.» 

 

 

Retrouvez plus d'informations sur ce lien.

La Maison de l'Europe - 29 avenue de villiers, 75017 Paris
Tél. : 33(0)1 44 61 85 85 - Fax : 33(0)1 44 61 85 95
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