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Thomas Pesquet : proxima, une mission aux multiples objectifs pour l'agence spaciale européenne

La Maison de l'Europe | ©Thomas Pesquet/Twitter

 

Le 17 novembre 2016, Thomas Pesquet a décollé pour rejoindre la Station spatiale internationale (ISS). Sa mission, et celle des autres membres de l'équipe de Proxima, vise à la fois à mener de nombreuses expériences dans l’espace, mais aussi à envisager la création d’un village lunaire.

 

Thomas Pesquet a déclaré être "quelqu'un d'ordinaire, qui va vivre des choses extraordinaires". Après sept années d’entraînement, il est le dixième astronaute français à quitter l'atmosphère terrestre. A 38 ans, il est aussi le plus jeune Européen sélectionné pour une mission de six mois à 400 km d’altitude. Le vaisseau spatial où il séjourne est grand comme un terrain de football. Il est visible à l’œil nu depuis la Terre environ 10 jours par mois si vous souhaitez lui faire un coucou!

 

A 20 ans, Thomas n'a jamais pris l'avion, mais il intègre Supaéro, l’Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace de Toulouse. Il entre ensuite au Centre national d’études spatiales comme ingénieur de recherche. Il rêve de devenir pilote d'avions et finit premier des cadets d'Air France. Mais en 2009, il apprend que l'Agence spatiale européenne recrute. Cela ne s'était pas produit depuis seize ans. Thomas Pesquet est alors choisi, avec cinq autres prétendants, parmi 8.413 candidats, pour intégrer le corps des astronautes européens.

 

Aujourd’hui devenu "Tom l'astronaute", il a littéralement la tête dans les étoiles depuis son arrivée à bord de l'ISS, où il cohabite avec cinq autres collègues russes et américains. Loin du mythe de l'explorateur spatial, la réalité de Thomas Pesquet est celle du quotidien d'un scientifique travaillant à 500 kilomètres d'altitude. Chaque jour passé en orbite est soigneusement planifié par les contrôleurs ESA de la mission. L’ISS est comme une grande machine qui demande beaucoup d’organisation et de temps notamment en matière de nettoyage et de réparations. Deux heures par jour sont aussi consacrées à l’exercice physique. L’équipage passe néanmoins la majorité de son temps à préparer et réaliser des expériences scientifiques. Lors de la mission Proxima, Thomas va ainsi contribuer à 62 expériences coordonnées par l’ESA. Elles viseront à faire avancer la connaissance du corps humain, la physique et la biologie, à mettre en place de nouvelles technologies... et à préparer un village dans l’espace?

 

Depuis son arrivée à la tête de l'ESA en juillet 2015, Johann-Dietrich Woerner défend cette idée de construction d'une base permanente sur la lune. "A l’ère 4.0, le spatial fait partie de notre vie quotidienne (GPS, services météo, etc.) et se veut source d’inspiration. Le grand public (…) est en quête de rêves, à l’heure où les drames migratoires et humanitaires marquent les esprits. L’espace peut répondre à ces besoins profonds. La Lune a de tout temps fasciné l’homme, occupant une place à part dans son imaginaire. (…) Abandonnée par l’homme depuis 43 ans, elle reste le seul astre atteignable par des missions habitées avec la technologie actuelle, mais demeure mal connue", décrit-il lors d’une interview au journal suisse Le Temps.

 

L’ESA vient également de publier une vidéo sur l’idée du "moon village" où on peut découvrir les premières images modélisées de ce village lunaire. Avec ce projet, l'agence voudrait se positionner pour prendre le relais de l’ISS. En effet, ce programme sans précédent dans l'histoire spatiale -qui a permis d'accueillir depuis plus de quinze ans des astronautes originaires de quinze pays différents- touchera à sa fin aux alentours de 2024.

 

Avec un budget de 5,2 milliards d’euros en 2016, l’ESA compte 22 États, dont 20 membres de l’Union européenne. La politique spatiale européenne repose sur trois piliers: l'Union européenne, l'Agence spatiale européenne et les Etats membres. L'ESA est entièrement indépendante bien qu'elle entretienne des relations étroites avec l'UE en vertu d'un accord-cadre conclu entre les deux organisations. Ainsi, les deux entités partagent une même stratégie et élaborent ensemble une politique spatiale européenne.

 

En coordonnant les ressources financières et intellectuelles de ses membres, l’ESA peut entreprendre des programmes et des activités qui vont largement au-delà de ce que pourrait réaliser chacun de ces pays à titre individuel. Ses activités sont financées par des contributions que versent tous les États membres et qui sont calculées en fonction du produit national brut de chacun. L’Union européenne participe également au budget global. L'agence fonctionne sur la base d'un "retour géographique", ce qui signifie qu'elle investit dans chaque État membre, sous forme de contrats attribués à son industrie pour la réalisation d'activités spatiales, un montant équivalant à peu près à la contribution de ce pays.

 

Thomas Pesquet s’est récemment exprimé par écrit en publiant des photos de l’Europe et de la Terre vue depuis l’espace: "étrange comme la politique semble disparaître à 100 km d’altitude. Vraiment hâte de voir la Terre dans son entièreté et sans frontières…".

 

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Article publié sur le site France Soir le 14 décembre 2016.

 

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