Lettre d'information

Pour vous inscrire à la lettre d'information

Saisissez votre adresse email :

Recopier le code de sécurité (ci-dessus) :

OK
Adhérez et soutenez la Maison de l'Europe Votre avis nous intéresse
Accueil > Europe Direct > Actualités Européennes > Dès le 1er janvier, les néerlandais ont pris les rênes du conseil de l’union européenne< Page Précédente

Dès le 1er janvier, les néerlandais ont pris les rênes du conseil de l’union européenne

La Maison de l'Europe | Dès le 1er janvier, les néerlandais ont pris les rênes du conseil de l’union européenne

Les Pays-Bas ont pris la présidence du Conseil de l’Union européenne le 1er janvier 2016. Le Premier ministre Mark Rutte a dressé les différentes garanties qu’il souhaitait obtenir en matière de politiques migratoires européennes: un contrôle effectif des frontières extérieures, une répartition équitable des réfugiés entre les différents Etats-membres et la création de centres d’enregistrement des migrants ("hotspots ") en Grèce et en Italie.

 

 

 

 

Après l’Italie, la Lettonie et le Luxembourg, c’est au tour d’un nouveau trio de présider le Conseil de l’Union européenne. Dès le 1er janvier 2016, les Pays-Bas entameront le tour des présidences. Ils seront suivis par la Slovaquie de juillet à décembre 2016 et par Malte de janvier à juin 2017.

 

A ne pas confondre avec le Conseil de l’Europe qui défend les droits de l’homme, la démocratie et l’Etat de droit, le Conseil de l’Union européenne est l’organe décisionnel essentiel de l’Union européenne en ce qu’il négocie et adopte les législations avec le Parlement européen. Véritable lien entre les Etats-membres, il coordonne leurs politiques. Il est aussi doté d’une dimension extérieure en établissant la politique étrangère et de sécurité de l’Union européenne. Autre de ses attributions, et non des moindres, il adopte le budget.

Sa particularité en termes de gouvernance? Sa présidence dite tournante. C’est-à-dire, afin de donner plus de cohérence à cet organe, qu’un Etat-membre prend la tête de l’institution pendant six mois avant de laisser la place à un nouveau pays. Toutefois, comme il est difficile d’établir un programme cohérent basé sur une période aussi courte, le système des présidences tournantes fonctionne en trio: un programme commun est donc élaboré pour un an et six mois.

 

A la différence de la présidence luxembourgeoise qui avait présenté un plan d’action sous la forme de "10 priorités", le nouveau semestre néerlandais propose une approche de type gestion de crises.

 

> La crise migratoire

Au cours de la conférence de presse du 25 novembre 2015, le Premier ministre néerlandais, le libéral Mark Rutte, a dressé les différentes garanties qu’il souhaitait obtenir en matière de politiques migratoires européennes: un contrôle effectif des frontières extérieures, une répartition équitable des réfugiés entre les différents Etats-membres et la création de centres d’enregistrement des migrants ("hotspots ") en Grèce et en Italie. Il a aussi mentionné sa volonté "d’arrêter le flux des migrants". Cette volonté, pour la future présidence du Conseil de l’Union européenne, s’accompagne néanmoins de la consécration du pacte de stabilité et de croissance entre les Etats-membres et non celui de la sécurité.

 

> La crise financière

A ce sujet, le Premier ministre néerlandais s’est prononcé pour plus de rigueur que ses prédécesseurs, en refusant un nouvel assouplissement des règles budgétaires. Afin d’assurer une réelle compétitivité européenne, M. Rutte souhaite d’importantes réformes. Les Pays-Bas se positionnent pour une stabilité et une sécurité européenne. Prospères économiquement, ils souhaitent, en effet, contribuer à "un retour à des finances saines et une zone euro solide", en donnant priorité notamment à la création d’emplois et à l’innovation dans l’économie.

 

> La crise du "Brexit"

Toujours dans une optique d’assainissement financier et de compétitivité économique, le Premier ministre néerlandais a déclaré qu’il était vital pour l’avenir de l’Union européenne de garder la Grande-Bretagne au sein de l’Union européenne. Pour M. Rutte, "dans les demandes formulées par David Cameron (le Premier ministre britannique), certaines sont réalisables rapidement, d’autres prendront du temps". C’est pourquoi il est primordial de rappeler à la Grande-Bretagne la plus-value de son appartenance et de sa participation au projet européen.

C’est donc pour une réelle solidarité et stabilité européenne que se positionne la future présidence du Conseil de l’Union européenne. Pour ce faire, le Premier ministre néerlandais appelle à "une combinaison optimale entre une coopération européenne forte et la liberté maximale, pour les États, de mener leurs propres politiques".

Pour plus d’informations sur le programme de la présidence néerlandaise, n’hésitez pas à vous diriger vers le site web construit pour l’occasion.

 

Article rédigé par la Maison de l'Europe de Paris et publié par France Soir le 23/12/2015

 


Afin de discuter des enjeux de cette présidence, la Maison de l’Europe de Paris organisera le mardi 19 janvier 2016 de 18h30 à 20h une conférence sur les priorités de la présidence néerlandaise avec la participation de S.E.M Ed KRONENBURG, Ambassadeur des Pays-Bas en France. N’hésitez pas à vous inscrire à cette adresse pour venir participer à cet évènement.

 

Cliquer ici pour télécharger la version pdf.

La Maison de l'Europe - 29 avenue de villiers, 75017 Paris
Tél. : 33(0)1 44 61 85 85 - Fax : 33(0)1 44 61 85 95
Powered by Walabiz