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Interview de Jacques Rupnik dans France culture

Écoutez ou réécoutez l'interview de Jacques Rupnik sur la diplomatie de l'Europe centrale et orientale.

"Il y a un an, le 21 mars 2014, le président russe Vladimir Poutine entérinait la création de deux nouvelles entités administratives russes : la Crimée et la ville portuaire de Sébastopol. Cette modification frontalière n’a pas mis un terme au conflit opposant en Ukraine les forces séparatistes prorusses aux nationalistes. En représailles, l’Union Européenne a imposé à la Russie des sanctions économiques, décrétant un embargo sur les transactions militaires, et restreignant l’accès russe aux marchés de capitaux européens. Ces sanctions ont contraint les Etats situés dans l’ancienne sphère d’influence soviétique à clarifier leurs positions vis-à-vis de leur voisin slave.

L’un des principaux leviers stratégiques de la Russie demeure l’arme énergétique. En 2012, plus de 80% de l’approvisionnement en gaz de la Bulgarie, de la Hongrie et de la Slovaquie provenait de la puissance slave. Cette proportion atteint 100 % pour les trois pays baltes. Ceux-ci, encore marqués par leur annexion par l’URSS en juin 1940, sont très attachés à l’Union Européenne, qu’ils ont rejointe en 2004. Tous sont ainsi membres de la zone euro depuis l’entrée de la Lituanie le 1er janvier 2015.


D’autre États, comme la Hongrie, affichent leur volonté de coopérer plus étroitement avec le Kremlin. C’est dans cet esprit que Viktor Orban a reçu le président Poutine le 17 février dernier.


Les pays des Balkans sont devenus des partenaires privilégiés de Moscou depuis l’échec du projet de gazoduc South Stream et l’adoption de sanctions par l’Union Européenne à laquelle ces États maintiennent en parallèle leur demande d’adhésion. Le président serbe, Tomislav Nikolic, a ainsi affirmé l’an dernier vouloir rester en dehors du conflit.


Jacques Rupnik, d’après vous, quels sont les pays les plus dépendants de la Russie et pour quelles raisons ? L’Europe ou les États-Unis peuvent-ils soutenir leurs efforts d’indépendance, et comment ? Le souhaitent-ils ? Les relations avec la Russie sont-elles un enjeu de leur politique nationale, pour leur opinion publique ?


Quels pays se montrent au contraire les plus indépendants, voire les plus vigilants à l’égard de la Russie ? Ont-ils tous les moyens de leur politique ? Quel rôle peuvent-ils jouer dans l’action diplomatique à l’égard de la Russie, notamment, mais pas seulement, à propos de l’Ukraine ?"


Invités

Jacques RUPNIK, docteur en histoire des relations internationales et professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris.

Michaela WIEGEL, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Jean-Louis BOURLANCES, professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris.

François BUJON DE L'EST, ambassadeur de France.
La Maison de l'Europe - 29 avenue de villiers, 75017 Paris
Tél. : 33(0)1 44 61 85 85 - Fax : 33(0)1 44 61 85 95
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